Le harcèlement, c’est l’affaire de tous !

Publié le 5 novembre 2023 à 20:00

Le 9 novembre prochain se déroule la journée nationale de lutte contre le harcèlement, instaurée en 2015 et temps fort du programme de lutte contre le harcèlement à l’école, pHARe. Cette année, la campagne est déployée dans toutes les écoles élémentaires et établissements scolaires avec notamment le clip national de sensibilisation tourné avec les élèves lauréats du jury des professionnels de la communication du prix Non au harcèlement.

Le harcèlement, comme la violence faite aux femmes et aux enfants, est donc devenu une cause
nationale qui concerne tout le monde, tous les milieux sociaux et par extension, toutes les écoles.
C’est pourquoi, il nous a paru important de vous réexpliquer, à vous parent, qui pouvez être
directement concerné ou simplement témoin, ce qu’est le harcèlement et surtout, quels sont les
moyens mis à votre disposition pour aider tout enfant victime de harcèlement.


Le harcèlement qu’est-ce que c’est ?
Le harcèlement est une violence verbale, physique ou psychologique, répétée sur une longue
période. Elle est le fait d’un élève ou d’un groupe d’élèves à l’encontre d’une victime. Lorsqu’un
enfant est insulté, menacé, battu, bousculé ou reçoit des messages injurieux à répétition, il est
harcelé. Avec l’utilisation des nouvelles technologies de communication, le harcèlement se poursuit en dehors de l’enceinte des établissements scolaires.
En CM1-CM2, 2,6 % d’élèves subissent une forte multi-victimation qui peut être apparentée à du
harcèlement (enquête Depp 2021) ; au collège, 5,6 % d’élèves en sont victimes (enquête Depp 2017) ; au lycée, 1,3 % d’élèves en sont victimes (enquête Depp 2018).


Comment aider mon enfant ?
Lésions, marques corporelles, baisse des résultats scolaires, perte de l’estime de soi, profond mal-
être… Pas évident pour les parents de détecter une situation de harcèlement et d’accompagnement son enfant.

Pour les accompagner, la FCPE, la MAE et Tralalere se sont associés pour apporter des
éléments de réponse sur différentes thématiques : sensibiliser, détecter, en parler, y mettre fin et
agir contre le cyberharcèlement. Cinq vidéos ont donc été réalisées et sont accessibles librement depuis janvier dernier sur la chaîne Youtube « Parents, parlons-en ! ».
A retrouver également un dossier de la revue des parents « Harcèlement, tous concernés ! »
et diverses ressources accessibles en cliquant ici 

En cas de doute, il faut en parler avec votre enfant et prendre rendez-vous avec son enseignant. Vous pouvez vous aider de la fiche de repérage pour noter ce que vous avez constaté. Demandez quelles sont les actions menées, les mesures prises pour protéger votre enfant et les réponses proposées pour prendre en charge le problème. Si la situation est avérée, l’établissement scolaire mettra en œuvre, avec vous, les solutions adaptées.


Si vous hésitez à joindre l’établissement ou que la résolution du problème vous semble lente, vous pouvez contacter la ligne de signalement de votre académie ou bien le numéro national 3018, un numéro pour l'écoute des victimes et des familles. Ce numéro gratuit, anonyme et confidentiel est disponible 7j/7, de 9h00 à 23h00.

Qui répond ?

Une équipe dédiée, composée de psychologues, juristes et spécialistes des outils numériques. Le service est également disponible sur 3018.fr par tchat en direct, via Messenger et WhatsApp ou en téléchargeant l’application 3018 
Les référents harcèlement départementaux et académiques vous répondront également les lignes académiques dédiées. Répartis sur tout le territoire pour sensibiliser, accompagner et former, ils supervisent et coordonnent les actions pour résoudre les situations de harcèlement signalées. Ils accompagnent, facilitent le dénouement en étant un interlocuteur privilégié des familles. Le Contact pour l'académie de Créteil est 0 800 600 790

 

Qu’est il déconseillé de faire ?

Ne tentez pas de gérer vous-même le problème, ni de contacter l’auteur des faits : cela pourrait aggraver la situation.

 

Vous trouverez des informations complémentaires sur le site de l'Etat ici et aussi via la newsletter de Bayard jeunesse ici